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blog de sculpture, de dessin et d'écriture.
Les articles sont consacrés aux sculptures.
dans les pages, vous trouverez ma présentation, celle de mon livre, mes dessins, mes textes...
"Souvent, je me parle à moi-même.
C'est quand même curieux, non? Surtout si c'est commun.
Je ferai mieux de me taire, puisque je n'ai pas besoin de m'entendre. Penser suffit.
A moins que je ne manque d'entente, justement. Que je sois en désaccord.
Comment se fait-il que je ne sois pas d'accord avec moi-même.
Comment se fait-il que moi et moi ne soyons pas du même avis.
Comment se fait-il que nous ne soyons pas sur la même longueur d'onde.
Comment se fait-il que moi, nous soyons plusieurs. Sans unité. C'est singulier.
C'est vrais, c'est quand-même bizarre, surtout si c'est normal...
Il m'arrive même de m'invectiver, de m'insulter !
Je ferai deux fois mieux de me taire, plutôt que de continuer à me mésentendre à ce point...
Dialogues de sourds. Et il n'y a pas de pire sourd que celui qui ne veux pas s'entendre.
Parfois je me répond, comme si j'étais plusieurs à être seul.
C'est insensé. Comme deux sensés en un. Et deux insensés, c'est assez. Sans cesse assez.
Ca n'en fini pas. Et c'est assommant. Mais ça ne me fait pas taire pour autant.
Comme s'il fallait toujours que j'ai le dernier mot.
Alors qu'il y a une chose dont je devrais être sûr entre moi, c'est de l'avoir !
Mais il faut toujours que j'en rajoute.
C'est plus fort que nous...
Et qu'est-ce qui est plus fort que moi dans ce cas, si ce n'est moi...
Je suis plus fort que moi.
C'est dingue. Surtout si c'est habituel...
Si techniquement je le pouvais, je parlerais tous en même temps. C'est sûr.
Mais heureusement, je n'en ai pas les moyens.
Me parler comme si j'étais un autre. J'exagére...
C'est vrais quand même, je me connais assez pour savoir que c'est à moi que je m'adresse.
Je ne me confondrais pas avec un autre, quelqu'il soit.
Quelque je sois, je suis moi et bien moi. Et personne d'autre.
Mais parfois, à la façon dont je me parle, j'en arrive à douter.
Il faut voir comment je me traite.
A croire que, pour moi, je ne suis rien de plus qu'un chien ou une balayure.
C'est révoltant, mais je ne vais quand même pas en venir aux mains !
En arriver à se battre entre soi, c'est dégradant. Entre gens bien élevés...
Parce que si je suis bien élévé, moi aussi je le suis, non ?
Et puis je ne suis même pas sûr de gagner dans cette affaire.
Imaginez que je sois plus fort que moi...
J'aurai l'air fin.
J'espére éviter d'agir sur un coup de tête.
Ca équivaudrait à un coup de boule. Et un coup de boule, ça fait mal.
Si j'avais ce front là, je ne m'en reléverai pas...
Non, non. Il faut absolument que je m'en parle. Que j'apaise les esprits.
Que je m'en touche deux mots. Pour mettre fin à ces petites gueguerres intestines.
Se sera lui ou moi. Que l'un de nous ait la sagesse de se retirer avant l'irréparable.
Mais, nous connaissant, se sera surement moi. Comme d'habitude...
C'est toujours comme ça que ça finit. Et je ne reste seul jamais bien longtemps.
Je finis toujours par revenir.
Ni moi, ni moi, n'avons le dernier mot.
Nous ne sommes, ni l'un, ni l'autre, capables de nous taire bien longtemps...
Alors, comme toujours, je me parle à moi-même...
Seul à seul"...
"Maintenir le cap.
Même dans la tempête il est avantageux d'avoir un cap à maintenir.
Quel bonheur y a t'il à dériver sur une mer d'huile sans but.
N'est-ce pas un état de naufragé, même sans naufrage ?
Sans cap, pas de capitaine.
Sans destination, pas de destinée...
Maintenir le cap, c'est s'investir dans un sens donné.
Et quoiqu'il arrive, le cap vous attend.
Il a besoin de vous, comme vous de lui.
Vous voyez, vous êtes faits l'un pour l'autre"...
"Les habitudes promettent la perpétuité, l'immuable.
Les habitudes promettent le mouvement perpétuel. L'immortalité.
Elles rassurent quoi.
La radio, la télé, la cafetière, le fauteuil. Tout chez vous dit "A demain".
Sans imprévus.
Rythmes et cycles. Corps célestes.
Les habitudes, comme un abris sans faille"...
"D'obscures secondes,
et des années lumières...
La vie d'ici, et celle d'en haut....
Avec le temps, dans l'éternité, Dieu fait de la lumière.
Face à elle, nos années ne pèsent pas lourd et passent comme une ombre...
Faire face au temps de Dieu, c'est faire face à la lumière.
Et faire face à la lumière, c'est laisser son ombre derrière soi.
Ne plus lui permettre de vous voiler la face, ou le regard...
Mais, direz-vous, à trop fixer la lumière,
on devient aveugle...
A ciel ouvert et sans limite, oui.
Mais notre vie présente et notre mort à venir ne nous placent-elles pas dans un tunnel ?
Dans un tunnel, la lumière à fixer est un point vers lequel marcher.
Si petit soit-il, il éclaire tout...
Ne pas mépriser cette lumière.
Ne pas fermer les yeux.
Ne pas s'asseoir au fond du tunnel comme au fond d'un puit.
Ne pas en rester là.
Mais faire de ce point un point d'honneur.
Parce qu'avec Dieu, un point c'est tout...
Un point de rendez-vous vers lequel se rendre.
Se rendre...
Un point de rendez-vous à ne pas manquer.
Une mise au point, qui vous rendra tout...
Clair et net !"